Le député Meyer Habib vous souhaite ainsi qu’à votre famille et vos proches, un bel été

Editorial

 

Chers Français d’Israël, chers compatriotes,

 

J’ai le plaisir de vous envoyer ma nouvelle newsletter, qui offre une synthèse de mes activités au premier semestre 2016.

 

Ces derniers mois, j’ai eu l’occasion d’effectuer de nombreux déplacements et apprendre à mieux connaître les communautés françaises de notre circonscription. C’est encore trop peu : l’actualité chargée et les contraintes du travail parlementaire à l’Assemblée nationale ne me laissent, hélas,  pas la liberté de vous rendre visite aussi souvent que je le souhaiterais. De Jérusalem à Rome, d’Ankara à Athènes, de Nicosie à La Valette, vous êtes autant de visages de la France dans cette partie de la Méditerranée, berceau de notre civilisation.

 

J’aurais rêvé d’ouvrir cette newsletter en parlant de culture, de progrès économique et social, de rayonnement de la France… Hélas, comme 2015, l’année 2016 restera gravée dans nos mémoires comme une période de trouble, d’incertitude et de terreur. Après Toulouse, après Charlie, après Montrouge, après l’Hypercasher, après l’assassinat d’Aurélie Châtelain par Sid Ahmed Glam, après la décapitation d’Hervé Cornara, après le 13 novembre, l’attaque à la machette d’un professeur juif à Marseille, le meurtre des deux policiers de Magnanville, comme je le craignais, il y a eu Nice le 14 juillet, puis Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet marque un pas supplémentaire dans l’horreur et la barbarie…

La France est en guerre contre l’islamisme djihadiste et notre peuple paie le prix du sang. Si notre pays est particulièrement meurtri, le terrorisme frappe, hélas, aussi très durement d’autres pays de la circonscription, notamment Israël et la Turquie. Le combat contre le djihadisme est une guerre mondiale, une guerre de civilisation. Ce n’est pas une guerre pour de quelconques droits ou territoires mais l’affrontement de conceptions opposées de l’homme et de la société.

C’est pourquoi je boue intérieurement et ne tolérerai jamais qu’on fasse une différence entre le meurtre d’une adolescente dans son sommeil à Kyriat Arba et les victimes d’un attentat en France ! Différencier les terrorismes c’est un peu le justifier, voire même l’excuser. De Paris, Nice, Marseille, Saint-Etienne-du-Rouvray à Jérusalem, Tel-Aviv ou Kyriat Arba, c’est la même barbarie djihadiste qui frappe, la même « Intifada des couteaux », les mêmes attaques à la voiture bélier ! Alors quelle honte qu’on ait déroulé le tapis rouge fin janvier au Président de la République islamique d’Iran, cette dictature djihadiste qui soutient le terrorisme depuis plus de trente ans !

Cela n’empêche pas certains, à gauche et à l’extrême-gauche, de continuer d’être habités par une véritable obsession anti-israélienne ! Comme dans les médias, dont je ne cesse de dénoncer la tendance à la désinformation ! C’est pourquoi j’ai eu un rendez-vous avec le directeur de France Info pour lui faire part de mon émotion face à certains titres qui renvoient dos à dos terroristes et victimes dès qu’il s’agit d’Israël… Il m’a promis d’être plus vigilant à l’avenir concernant le biais anti-israélien mais, hélas, beaucoup reste à faire.

 

Vous trouverez dans la Newsletter une compilation de mes prises de paroles – questions au gouvernement, interventions en commission, prises de parole en discussion générale – sur ce sujet. A cet égard, une partie importante de mon agenda a été occupée au cours du dernier semestre par mes fonctions de vice-président de la commission d’enquête sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terroriste suite aux attentats de 2015, dont le rapport a été publié le 12 juillet dernier. Il ressort de nos centaines d’heures de travail peut-être une urgence absolue d’abord à changer notre manière d’appréhender la menace, notre logiciel intellectuel, nos réflexes politiques. A ma demande, la Commission d’enquête a effectué un voyage en Israël très riche d’enseignements. Israël, en première ligne contre le djihadisme, s’impose dans le débat français comme une référence dans la lutte anti-terroriste.

 

Ce dernier semestre a été marqué par d’importantes victoires contre l’ignoble campagne de boycott d’Israël dite BDS. Le boycott d’Israël a été déclaré illégal par les plus hautes autorités de l’Etat et les tribunaux le condamnent régulièrement. La plus grande vigilance s’impose toutefois : récemment encore plusieurs députés socialistes et d’extrême-gauche ont tenté de faire passer des amendements visant à dépénaliser le boycott. Grâce à une mobilisation efficace, nous les avons mis en échec. Je déplore toutefois que cette interdiction de boycott ne s’applique pas au scandaleux étiquetage des produits israéliens fabriqués en Judée-Samarie et dans le Golan, que je continuerai de combattre.

 

Je me suis également investi pour défendre le statut de Jérusalem, capitale éternelle et unifiée de l’Etat d’Israël en interpellant par lettre le Président de la République et directement le Premier ministre à l’Assemblée nationale pour dénoncer l’invraisemblable vote de la France en faveur d’une résolution de l’UNESCO niant tout lien historique entre le peuple juif et ses deux sites les plus sacrés à Jérusalem : le Mont du Temple et le Kotel, renommé Al-Buraq  ! Le Premier ministre s’est explicitement désolidarisé de ce vote absurde et a parlé de « formulations malheureuses, maladroites, qui ont heurté et qui auraient pu être évitées. Comme ce vote. » J’ai également reçu une lettre du Président de la République, dans laquelle il reconnaît le lien historique du peuple juif avec le Mont du Temple, le Kotel et Jérusalem et s’engage à être vigilant à l’avenir pour que la France ne se trouve plus associée à pareille entreprise négationniste !

 

Depuis quelques semaines, je suis étroitement, en liaison avec le Consistoire et le Ministère des Affaires étrangères, la question de l’avenir des sépultures juives en Algérie. Les carrés israélites dans les petits cimetières étant laissés à l’abandon, une solution digne et conforme à la Halakha doit être trouvée pour préserver les sépultures à travers le regroupement ou le rapatriement des dépouilles. C’est une obligation religieuse, c’est aussi un devoir moral : une société qui ne respecte pas ses morts ne peut respecter les vivants. Un arrêté du Ministre des Affaires étrangères du 26 mai 2016 semble apporter une réponse satisfaisante en plaçant sous la supervision des autorités rabbiniques consistoriales l’ensemble des opérations de regroupement et rapatriement des quelques 1.126 tombes concernées, s’il s’avérait impossible de maintenir le statu quo. A affaire à suivre.

 

Une grande variété de sujets, d’une grande importance dans la vie quotidienne des Français de l’étranger ont continué de m’occuper, notamment :

  • Reconnaissance des diplômes avec des avancées majeures sur les dentistes grâce à des interventions fréquentes au plus haut niveau du gouvernement israélien. Un long chemin reste toutefois à parcourir notamment sur les infirmières, juristes, kinésithérapeutes et autres ;
  • Enseignement du français à l’étranger avec mon investissement en faveur de l’Association René Cassin et la Fondation de Jérusalem, injustement exclues l’an dernier du programme FLAM ;
  • La poursuite de la lutte pour supprimer les prélèvements sociaux injustes sur les revenus du patrimoine perçus en France : non seulement le gouvernement a décidé d’exclure du remboursement des sommes indûment perçues sur 2012-2014 les non-résidents hors Union européenne mais en plus il perpétue l’assujettissement en affectant les recettes au Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV) au motif qu’il s’agit d’un régime non contributif…  Je remonterai, avec mes collègues députés des Français de l’étranger, au créneau au prochain débat budgétaire à la rentrée ;
  • La mise en place, à ma demande, d’un dispositif de surveillance renforcé pour assurer qu’aucun acte de sabotage volontaire ne visait les courriers en provenance ou à destination d’Israël et le lancement d’une enquête sur les cas suspects qui ont été portés à ma connaissance.

 

Ce premier semestre fût aussi marqué par les visites en Israël de plusieurs hommes politiques de premier plan : le Premier ministre Manuel Valls mais aussi Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine, six parlementaires avec la commission d’enquête sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme suite aux attentats de 2015, présidée par Georges Fénech, et une délégation du groupe d’amitié France-Israël, présidé par le député Pascal Popelin. Les candidats au primaires de la droite et du centre, Frédéric Lefebvre et Jean-François Copé, ont également visité Israël en juin dernier. A cet égard, la Haute autorité de la Primaire de la Droite et du Centre a annoncé jeudi 21 juillet 2016 que les Français de l’étranger pourront participer, par voie électronique, à ce grand exercice démocratique, dans la perspective des élections présidentielles en mai 2017. En raison du deuil national engendré par l’attentat de Nice, le Président du Sénat, Gérard Larcher, deuxième personnage de l’Etat, a dû annuler son déplacement d’une semaine en Israël mi-juillet. Enfin dans les jours à venir, les députés Les Républicains Eric Ciotti et Guillaume Larrivé, très impliqués sur les politiques de sécurité, effectueront un déplacement en Israël.

 

Pour toutes les questions plus personnelles, vous êtes nombreux à m’écrire et je vous invite à continuer de le faire. Sachez que mon équipe et moi-même restons à votre disposition et, comme vous avez pu le constater, nous sommes attachés à répondre au mieux à toutes vos questions et vous être utiles dans la mesure de nos possibilités. Par ailleurs, je tiens à féliciter encore la classe de CM2 du Collège Marc Chagall de Tel-Aviv, qui a participé en 2016 au Parlement des enfants notamment sur ma recommandation.

 

Mes chers compatriotes, en ces temps difficiles, plus que jamais nous devons garder foi en l’homme – en ce qui me concerne aussi la foi en D.ieu – et en l’avenir et rester fidèle à notre idéal de liberté, d’égalité et de fraternité. Notre civilisation est défiée et la guerre sera longue, éprouvante. Pour vaincre, nous devrons modifier nos schémas de pensée et nos réflexes intellectuels. Si nous réussissons à nommer le mal, à l’analyser et le combattre, nous vaincrons, j’en ai la certitude. Dans quelques jours, les Juifs du monde entier, et d’Israël d’abord, commémoreront Tisha Béav, jour de deuil et de souvenir des grandes calamités qui ont affligé à travers l’Histoire le peuple juif. Et il y en a eu, hélas ! Ce temps doit aussi être pour nous l’opportunité de réaliser combien la France comme le peuple juif ont su surpasser des ennemis autrement plus redoutables. Alors, ne perdons pas la foi et restons dans l’espérance !

 

A toutes et à tous, je vous souhaite un très bel été et vous adresse mes salutations les plus chaleureuses et mon très amical shalom.

 

 

También te podría gustar...

Deja un comentario